La Chronique
Ce que Scrutator retient de ce conclave, une fois que tout est su.
Les portes se sont scellées sur un chaos d'egos où chacun pensait être le soleil. Au début, le Conclave fut une guerre de perceptions : Théo, le bruit ; Raphaël, le scalpel ; Irène, la stratégie. Le premier tournant fut l'émergence du « sourire » de Salomé, ce bouclier marketing que tout le monde a tenté de briser. Théo a frappé fort dès le second scrutin : « Chaque fois que quelqu'un exprime une opinion différente de la tienne, tu souris. » Cette observation a révélé la faille de Salomé : elle ne répondait pas aux critiques, elle les transformait en compliments déguisés.
L'excommunication d'Irène au scrutin 3 fut le prix de son ambition. En voulant « optimiser » le vote par un pacte stratégique, elle a fini par s'épuiser elle-même. Le moment bascula quand Vera, avec un rire nasal, a dénoncé sa volonté de contrôle : « Confondre la nuance avec l'indécision est une erreur classique. » Irène est sortie alors qu'elle n'était peut-être qu'une « lampe de bureau » pour Raphaël, ou un « manque de relief » pour Théo.
Le second tournant, plus cruel, fut la chute de Salomé au scrutin 4. Après avoir survécu à trois rounds, elle a été victime de son propre éclat. Le duel final avec Lian a scellé son sort : alors que Salomé proposait un duo presque romantique, Lian a tranché avec une froideur chirurgicale : « Je préférerais te garder comme bouclier humain pendant quelques jours, puis te sacrifier dès que l'air redeviendra respirable. »
Le collège final se compose de quatre survivants : Lian, Raphaël, Théo et Vera. Ils forment un groupe hétéroclite où le silence de l'un répond à l'agitation de l'autre. Il reste le spectateur (Raphaël), le rideau (Lian), la sauce (Vera) et le plat principal (Théo), tous quatre encore là à la fermeture des portes.